Dans la moiteur étouffante du matin, les premières pirogues glissaient sur les canaux de Makoko comme des astres silencieux. Le quartier, suspendu entre terre et lagune, vibrait d’une envie dense et souterraine. Abeni, elle, restait sédentaire marqué par sa toile, les yeux rivés sur sa pensarde. Chaque matin, avant que https://messiahhnppn.ampblogs.com/le-marché-des-voix-70716324